Cela ne devrait pas nous surprendre tant l’alerte a été donnée depuis des décennies, mais cela pique quand même. Nous venons de connaître, entre le 23 et 25 juin, les trois journées et nuits les plus chaudes de l’histoire de France. Quelques semaines seulement avant une première vague très précoce fin mai, et la prochaine vague nous attend dès la semaine prochaine. Cela pourrait ne pas être la dernière de l’été, puisque nous ne sommes que début juillet… 

Ce n’est pas seulement qu’il fait plus chaud. Nous avons commencé l’année en étant bloqués par la neige et le verglas en janvier, puis en recevant quarante jours de pluie jusqu’en février, suivis de quatre mois secs qui conduisent à un préoccupant état de sécheresse en Bretagne. Les conséquences du dérèglement climatique deviennent la nouvelle norme en Europe, après avoir déjà plus sévèrement affecté d’autres continents. Nous devons encore nous adapter à cette nouvelle réalité faute de l’avoir mieux anticipée et d’avoir agi en conséquence.

J’en débattais avec des amis par messagerie interposée, ce terme d’adaptation contient sans doute un piège sémantique, puisqu’il ne donne pas de direction : s’adapter peut tout à la fois signifier continuer à subir jusqu’à s’habituer (jusqu’à ne plus pouvoir tenir), s’extraire une fois de plus de la gêne occasionnée par la technique (ici, mettre la clim’ partout) ou changer nos comportements pour mieux répondre au problème de l’habitabilité de cette planète à l’avenir. Les débats du moment nous montrent qu’il n’y a pas encore de consensus sur le sens à donner à notre nécessaire adaptation…