Nous n’avons pas eu besoin d’attendre que les thermomètres s’affolent pour sentir que nos modes de vie et de consommation sont profondément déséquilibrés. La question suivante surgit très vite : que pouvons-nous faire à notre échelle pour contribuer à l’émergence d’alternatives ? Il en existe dans presque tous les domaines : de l’alimentation à l’énergie en passant par le transport et les médias. Certaines de ces initiatives sont même d’ores et déjà rassemblées en réseau, comme au sein des Licoornes.

J’ai déjà parlé de mon forfait téléphonique chez TeleCoop et de ma contribution au lancement de LaSuite.coop, dont vous pouvez – ça y est, depuis ce vendredi 3 juillet 2026 ! – devenir sociétaire avec la souscription minimale d’une part à 100 euros. Que se passerait-il si tout le monde investissait dans tous ces projets passionnants, pas juste individuellement et ponctuellement, mais régulièrement et à l’échelle d’une grande communauté démocratique ?

C’est justement la proposition d’1 euro par Moi, un nouveau fonds coopératif qui vient de se lancer en juin. Depuis l’application à télécharger, nous sommes invités à participer à des votes mensuels pour déterminer démocratiquement comment est utilisé l’argent collecté, à partir d’un euro investi par mois par personne. Quelle que soit la hauteur de son don mensuel, chaque personne dispose d’une voix égale. « Donne ce que tu peux, vote ce que tu veux » dit le slogan. Des projets engagés ont été présélectionnés pour nous par l’équipe du projet, puis l’argent est réparti entre les projets les plus soutenus au terme d’un vote au jugement majoritaire. Le fonds intervient auprès de ces entreprises ou associations sous la forme de prêts à taux zéro, de dons « coup de pouce » ou d’investissements éthiques (par exemple en parts sociales dans LaSuite.coop, qui est l’un des premiers projets lauréats)

Nils Berenguer, le fondateur d’1 euro par Moi, m’a contacté l’an dernier pour des conseils sur le fonctionnement démocratique de la démarche et le développement technique de l’application. Je peux attester que le projet est solide et que son fondateur est expérimenté : c’est lui qui a créé Le Nid, l’un des premiers bars à jeux de Paris. Alors prenons-nous au jeu ! De notre petite épargne individuelle peuvent germer de belles réalisations collectives.