Début avril, les années où cela est possible, nous passons avec Hélène un weekend en duo pour célébrer l’anniversaire de notre mariage. Pour les noces de coquelicot, nous n’avons pas cherché à dormir dans une soucoupe volante ou à prendre le large et enchaîner les kilomètres à vélo. Nous voulions nous retrouver au calme. Dans un monde en feu, rien ne nous tentait plus qu’une pause au bord de l’eau.
Dans un hameau de Crac’h, entre Carnac et Vannes, Hélène a trouvé une astucieuse et inspirante tiny house posée sur un étang. Le fait de devoir aller chercher notre petit-déjeuner en barque, entouré par les chants des oiseaux, a suffi à nous donner l’impression d’être retirés loin du quotidien. Les balades le long du trait de côte depuis le port de la Trinité-sur-Mer ou dans le Golfe du Morbihan, en nous offrant de goûter aux premiers ensoleillements du printemps, ont fait office de dépaysement.
La récompense était trop courte pour pleinement recharger nos batteries, mais tellement précieuse pour changer de rythme, trouver de la quiétude, profiter de l’apéro aux dernières heures du jour et dormir de longues heures. Puis se lever pour avaler de bons gâteaux et de belles bandes dessinées.
Trois récits et coups de crayon différents ont accompagné ce mois, entre le déroutant Tunnels de Mickaël Sanlaville (Lastman), le très bel ouvrage Soli Deo Gloria de Jean-Christophe Deveney et Èdouard Cour dont les lauriers sont mérités et le non moins initiatique Terre ou Lune de Jade Khoo (27 ans), qui inaugure la prometteuse maison d’édition Morgen. Vive les matins calmes et les réveils dans la nature.
