Notre bel Hazel – qui marche désormais ! – doit le choix, longuement mûri, de son prénom à deux personnages de fiction.

La première est l’héroïne de Saga, une série de bande-dessinées SF haute en couleurs imaginée par Brian K. Vaughn et illustrée par Fiona Staples. Cette Hazel de l’espace est née de parents provenant de deux peuples extra-terrestres en guerre depuis des générations. Cette double ascendante fait d’elle une cible très recherchée par toutes sortes de créatures surprenantes en même temps qu’un puissant symbole d’amour et d’altérité. Nous apprécions beaucoup cette série avec Hélène et avions ce prénom en tête, mais nous pensions qu’Hazel était uniquement féminin. 

Alors que nous désespérions de trouver le prénom parfait pour un troisième garçon, Hélène a flashé sur la couverture chatoyante d’un roman qui venait d’être publié dans les somptueuses éditions Monsieur Toussaint Louverture : Watership Down. Méconnu en France, le roman de Richard Adams (1972) est un grand succès de la littérature anglo-saxonne, écoulé à plus de 50 millions d’exemplaires. Récit de fantasy animalière, il suit un lapin dénommé Hazel, qui mène un groupe de congénères dans la quête d’une nouvelle garenne alors que la leur est menacée de destruction par un chantier humain. Hazel pouvait donc être un prénom masculin, et pas seulement chez les lapins !

Hélène a lu le roman, mais je n’avais pas pris le temps de cette lecture jusqu’à ce que la Saint-Valentin m’apporte la nouvelle édition de l’œuvre, cette fois-ci sous la forme d’une bande-dessinée plus rapide à découvrir. L’histoire contée à hauteur de terrier est simple, mais riche de son vocabulaire inventé, d’une mythologie lapine imagée et du souffle constant de l’aventure. Une recommandation qui vient du cœur : on peut être touché à tous les âges par le grand courage du héros au prénom légendaire.